Athum & Rhuna
Athum & Rhuna

Athum & Rhuna – Les Racines de l'Histoire, par J. Bromley

Deux jeunes héros quittent leur monde familier pour des terres inconnues, des peuples oubliés et des phénomènes qui dépassent tout ce qu'ils croyaient savoir.

la saga

Là où s'arrête la légende

Athum et Rhuna n'ont jamais connu que leur univers. Le jour où ils le quittent, tout bascule : un continent inconnu s'ouvre devant eux, avec ses dangers, ses peuples et ses secrets. Sur leur route, un jeune lionceau roux va changer le cours de leur histoire.

De l'aube des premiers foyers jusqu'aux mondes parallèles, la saga mêle aventure, fantastique, mythologie et préhistoire. Derrière les voyages et les combats, elle parle d'amitié, d'amour, de famille, de courage et de transmission, et de la façon dont nos origines peuvent influencer notre destin.

Chaque tome laisse au lecteur une question ouverte : où s'arrête la légende, et où pourrait commencer une autre réalité ?

  • Le feuLes foyers, les clans, la chaleur de ceux qu'on aime.
  • La pierreCavernes, outils taillés et traces laissées par des peuples oubliés.
  • Les océansL'horizon à franchir et les continents inconnus.
  • Le mystèrePhénomènes inexpliqués, civilisations perdues, autres mondes.
Le projet Athum & Rhuna, Cycle I – Origines : Athum, Rhuna et le lion blanc devant un monde ancien, et les couvertures des six tomes du Cycle I, du Commencement à La Brume, partie II.
Le projet, Cycle I – Origines : les six tomes, du Commencement à la deuxième partie de La Brume.

les livres

Les premiers tomes

Plusieurs romans sont déjà écrits ou en cours de finalisation. Voici les premières étapes du voyage, du Cycle I – Origines.

Couverture du Commencement : Athum, une lance à la main, et Rhuna serrée contre lui sur une falaise dominant une île, un volcan, la mer et un mammouth.

cycle i · origines — livre i · partie i

Le Commencement

Athum et Rhuna quittent leur univers familier et se retrouvent entraînés dans une aventure qui va bouleverser leur existence. Ils découvrent un continent inconnu, affrontent de nombreux dangers et croisent la route d'un jeune lionceau roux qui prendra une importance considérable dans leur histoire.

Couverture de Sonck'A : Athum, lance à la main, et Rhuna protégeant le lionceau roux, devant le village en flammes attaqué par les Mangeurs de lions, sous le regard de Sonck'A.

cycle i · origines — livre i · partie ii

Sonck'A

L'aventure se poursuit alors qu'Athum et Rhuna doivent affronter de nouvelles menaces. Sonck'A et les Mangeurs de lions font peser un danger terrible sur le village et sur tous ceux auxquels les deux jeunes héros sont désormais attachés.

Couverture de Sumha, le lion de cavernes : le grand lion au premier plan devant Athum et Rhuna, entre une caverne embrasée et le village dans la brume.

cycle i · origines — livre ii

Sumha, le lion de cavernes

Le lionceau a grandi. Devenu un puissant lion des cavernes, Sumha occupe désormais une place essentielle aux côtés d'Athum et Rhuna. Ce roman développe leur lien, leurs nouvelles aventures et les dangers qu'ils vont affronter ensemble.

Dans les ombres de la peur naît leur premier frère.

Couverture de La Météorite : Athum, Rhuna et le lion, transformés, près d'une roche incandescente parcourue de lueurs bleues, sous une nuit étoilée traversée par la météorite.

cycle i · origines — livre iii · le tournant de la saga

La Météorite

Alors qu'Athum, Rhuna et Sumha poursuivent leur vie et leurs aventures, un événement venu du ciel va bouleverser leur destin. Une météorite s'écrase de l'autre côté de l'île, loin de Shenga. Au village, personne ne sait encore ce qui vient de se produire, mais tous trois vont être entraînés vers un phénomène qu'ils ne peuvent ni comprendre ni expliquer.

Cette rencontre avec l'inconnu va provoquer chez eux une transformation profonde et irréversible, aussi bien physique qu'intérieure. Le monde d'Athum et Rhuna cesse alors d'être seulement celui de l'aventure et de la survie pour entrer pleinement dans le fantastique et dans les grands mystères liés à leurs origines.

Après la chute d'une mystérieuse météorite, Athum, Rhuna et Sumha ne seront plus jamais les mêmes. Leur transformation ouvre la porte à une nouvelle étape de la saga, où les frontières entre préhistoire, légende et fantastique commencent à disparaître.

Couverture du Peuple de la Brume, partie I : Athum et le lion blanc à la proue d'une pirogue sur une mer agitée, avec des guerrières aux rames, face à un mur de brume où apparaît un visage.

cycle i · origines — tome iv · partie i

Le Peuple de la Brume

Rhuna est enlevée par les Hommes Gris, un peuple isolé que l'on craint sans jamais vraiment le connaître. Avec Sumha, Athum se lance à sa recherche à travers l'archipel. D'île en île, il croise les Hommes Vieux, les Amazones et le peuple de l'Atlantide, et chaque rencontre le rapproche de l'île mystérieuse où vivent les Hommes Gris.

Pourquoi Rhuna ? Son enlèvement est-il le fruit du hasard, ou les Hommes Gris ont-ils perçu chez elle ce que les autres ignorent encore ?

Couverture de La Brume, partie II : Athum, Rhuna et le lion blanc face aux Hommes Gris, dans une cité de pierre entourée de brume et de cascades.

cycle i · origines — tome iv · partie ii

La Brume

Au cœur de l'île des Hommes Gris, là où la brume masque les distances et transforme ce que l'on croit voir, les questions commencent enfin à trouver leurs réponses. Qui sont vraiment les Hommes Gris, et quelle place occupent-ils dans l'Histoire oubliée dont Athum et Rhuna découvrent les fragments ?

livre v

Les Origines d'Athum & Rhuna

Avant de savoir où vont Athum et Rhuna, il fallait découvrir d'où ils venaient.

Deux lignées, deux parcours et plusieurs mondes finissent par converger vers une même histoire.

  • Volume I · Khorana Plusieurs générations en arrière, sur les traces de Khorana et d'un ancien royaume d'Amazones. Avec elle, les origines d'Athum sortent enfin de l'ombre.
  • Volume II · Sunna-Rha Les voyages du futur chaman de Shenga, sa rencontre avec Sehna, et un passage qui pourrait relier deux mondes.
  • La Fin des Origines Revenus à Shenga, Athum et Rhuna croient enfin à une vie paisible, jusqu'à l'arrivée d'un bateau venu d'une île très lointaine.

cycle ii · convergences

Les Mondes parallèles

Après les origines vient le temps des convergences. Les frontières entre les mondes s’effacent peu à peu, et avec elles resurgissent des vérités que le temps avait presque entièrement effacées.

  • Tome I · Harmonisation Des mondes longtemps séparés commencent à entrer en résonance. Athum et Rhuna découvrent que certains passages ne sont peut-être plus aussi stables qu’autrefois.
  • Tome II · Révélations Les liens entre les mondes se précisent et plusieurs vérités anciennes remontent à la surface. Ce que les personnages croyaient savoir sur leur histoire commence à changer.
  • Tome III · La Mémoire sans nom Une mémoire oubliée refait peu à peu surface, porteuse d’un passé que personne ne semblait encore capable de nommer. Avec elle, une nouvelle compréhension des mondes parallèles devient possible.

en préparation

Bientôt en bande dessinée

L'univers d'Athum & Rhuna prend aussi forme en images. L'adaptation en bande dessinée est en cours : personnages, paysages et créatures seront dévoilés ici au fil de leur création.

Case de BD : Tanach, terrifié, serre sa lance face au monstre. Encadré : Face au monstre, sa témérité s'éteignit. Trop tard pour reculer.
Case de BD : les pattes du mammouth s'abattent sur le sol dans un nuage de poussière, avec l'onomatopée BOUM !
Case de BD : Athum, prisonnier et ligoté dans une cage de bois, pense à Rhuna. Bulle : Rhuna... Où es-tu ?
Case de BD : sous la lune, les Mangeurs de lions font la fête autour d'un grand feu, vêtus de peaux de lions, tandis que le visage de Rhuna et du lionceau apparaît dans le ciel.

Extraits de la bande dessinée en préparation.

Athum, une lance à la main, et Rhuna tenant le lionceau roux dans ses bras, sur une falaise dominant l'île, un volcan et la mer.
Athum, Rhuna et le jeune lionceau : premier aperçu de l'univers en images.

journal d'écriture

Dans l'atelier

Les coulisses de la saga : idées, recherches, doutes et avancées.

Le Peuple de la Brume

Parmi tous les peuples qu’Athum et Rhuna vont rencontrer au cours de leurs voyages, certains se laissent comprendre assez rapidement. Leurs coutumes peuvent surprendre, leurs croyances peuvent être différentes, mais il est encore possible d’observer leur manière de vivre, de comprendre leurs règles et, peu à peu, de découvrir ce qu’ils sont.

Avec les Hommes Gris, rien n’est aussi simple.

Un peuple insaisissable

Ils apparaissent dans un univers où la mer, les îles et la brume semblent elles-mêmes protéger leurs secrets. Leur peuple vit à l’écart des autres, entouré de mystère, et les récits qui circulent à leur sujet sont souvent contradictoires. Certains les craignent, d’autres préfèrent ne jamais parler d’eux, comme si prononcer leur nom pouvait déjà attirer leur attention.

C’est cette part d’inconnu qui m’intéressait lorsque j’ai imaginé le Peuple de la Brume. Je ne voulais pas créer simplement un nouveau peuple hostile qu’Athum et Rhuna rencontreraient au cours d’un voyage. Je voulais que les Hommes Gris provoquent une véritable rupture dans leur aventure, qu’ils donnent l’impression d’appartenir à un monde différent, tout en restant profondément liés à cette Histoire ancienne que les héros découvrent peu à peu.

Leur apparence, leur manière de vivre et leur isolement les rendent immédiatement inquiétants. Pourtant, comme souvent dans la saga, les apparences ne suffisent pas à expliquer un peuple. Derrière leurs actes se trouvent une histoire, des croyances, des règles et probablement des raisons que les étrangers ne peuvent pas comprendre au premier regard.

Pourquoi Rhuna ?

La rencontre avec eux prend surtout une dimension très personnelle lorsque Rhuna est enlevée. À partir de cet instant, il ne s’agit plus pour Athum de satisfaire sa curiosité ou de comprendre un peuple inconnu. Il doit retrouver celle qu’il aime.

Avec Sumha, il se lance alors à sa recherche à travers l’archipel. Cette quête les conduit d’île en île et les met sur la route de plusieurs peuples, parmi lesquels les Hommes Vieux, les Amazones et le peuple de l’Atlantide. Chacune de ces rencontres apporte un fragment supplémentaire d’information et rapproche Athum de cette île mystérieuse où vivent les Hommes Gris.

Mais plus il avance, plus une question devient importante : pourquoi Rhuna ? Son enlèvement est-il le fruit du hasard ? Est-elle simplement une étrangère tombée entre leurs mains, ou les Hommes Gris ont-ils perçu chez elle quelque chose que les autres ignorent encore ?

C’est ici que le Peuple de la Brume prend toute son importance dans la saga. Les Hommes Gris ne représentent pas seulement un danger physique. Ils participent à l’un des grands mystères qui entourent progressivement Athum et Rhuna. Leur rencontre intervient à un moment où les deux héros ont déjà compris que leur monde ne se limite pas à ce qu’ils ont connu dans leur enfance. Ils ont vu des terres inconnues, rencontré des peuples différents et vécu des événements qu’ils auraient autrefois crus impossibles. Pourtant, les Hommes Gris vont encore déplacer cette frontière.

L’île dans la brume

Leur île elle-même participe au mystère. La brume masque les distances, dissimule les formes et transforme ce que l’on croit apercevoir. Elle empêche de savoir exactement ce qui se trouve devant soi et donne parfois l’impression que le paysage disparaît pour réapparaître ailleurs.

Cette brume n’est donc pas seulement un décor. Elle correspond parfaitement à ce peuple, car tout chez les Hommes Gris semble se situer entre ce que l’on voit et ce que l’on croit comprendre.

D’abord la menace, puis les questions

C’est également pour cette raison que je préfère ne pas révéler immédiatement leur véritable nature. Dans Athum & Rhuna – Les Racines de l’Histoire, j’aime que les peuples se découvrent progressivement. Le lecteur les rencontre d’abord avec les yeux des personnages. Il ressent leur peur, leurs interrogations et parfois leurs préjugés. Puis, peu à peu, il apprend que la réalité est souvent plus complexe.

Les Hommes Gris doivent suivre ce même chemin.
Au commencement, ils sont une menace.
Puis viennent les questions.
Ensuite seulement peuvent arriver les réponses.

Qui sont-ils réellement ? Depuis combien de temps vivent-ils sur cette île ? Pourquoi se sont-ils isolés ? Que savent-ils du monde extérieur ? D’où viennent leurs particularités ? Et surtout, quelle place occupent-ils dans cette immense Histoire oubliée dont Athum et Rhuna commencent à découvrir les fragments ?

Toutes les réponses ne doivent pas être données immédiatement, car une partie du plaisir de La Brume vient précisément de cette découverte. Les Hommes Gris sont de ceux que l’on croit comprendre avant de réaliser que l’on ne sait encore presque rien d’eux. Et c’est peut-être cela, finalement, qui les rend véritablement inquiétants.

Dans la brume, le plus grand danger n’est pas toujours ce que l’on aperçoit. C’est parfois ce que l’on ne voit pas encore.

J. Bromley

Les peuples oubliés

Dans Athum & Rhuna – Les Racines de l’Histoire, les voyages ne sont jamais de simples déplacements d’un lieu à un autre. Chaque territoire traversé ouvre la porte sur un autre monde, une autre manière de vivre, de croire, de comprendre la nature, le temps, la guerre, la famille ou encore la mémoire.

Très tôt, Athum et Rhuna vont découvrir que leur village n’est qu’une infime partie d’un univers bien plus vaste qu’ils ne l’imaginaient. Au-delà des montagnes, des forêts, des mers et des archipels existent d’autres peuples, parfois proches d’eux dans leur manière de vivre, parfois si différents qu’ils semblent presque appartenir à une autre époque ou à une autre réalité.

C’est l’un des aspects que j’aime le plus développer dans la saga : imaginer des peuples qui auraient pu exister, évoluer, disparaître, et ne laisser derrière eux que quelques traces, quelques légendes ou parfois rien du tout.

Certains de ces peuples sont accueillants, d’autres méfiants. Certains vivent en harmonie avec leur environnement, d’autres ont développé des règles très strictes ou des croyances qui façonnent toute leur société. Athum et Rhuna ne les rencontrent jamais comme de simples spectateurs. Chaque rencontre les transforme, les oblige à remettre en question ce qu’ils croyaient savoir et les confronte à des façons de vivre totalement nouvelles.

Les peuples de la route

Parmi ces peuples, il y a d’abord ceux qui représentent une menace. Les Mangeurs de lions, par exemple, appartiennent à cette première confrontation avec un monde humain plus brutal. À travers eux, Athum et Rhuna comprennent que le danger ne vient pas uniquement des animaux sauvages, du climat ou de la faim. Les hommes eux-mêmes peuvent devenir la plus grande menace.

Plus tard, leur voyage les conduira vers des peuples beaucoup plus mystérieux.

Ils rencontreront notamment les Hommes Vieux, un peuple porteur d’une mémoire ancienne et d’un rapport particulier au temps. Leur présence rappellera à Athum et Rhuna que certaines connaissances peuvent survivre longtemps après la disparition de ceux qui les ont créées.

Ils croiseront également des Amazones, organisées selon leurs propres lois, avec une société profondément différente de celle qu’ils connaissent. Chez elles, le pouvoir, la transmission, la famille et la place des hommes répondent à des règles anciennes que les deux voyageurs devront apprendre à comprendre avant de pouvoir les juger.

Leur route les mènera aussi vers un peuple lié à l’Atlantide, où l’idée de civilisation prend une autre dimension. Là, Athum et Rhuna découvriront que certains peuples peuvent posséder des connaissances, des constructions ou une organisation qui dépassent de très loin ce qu’ils avaient jusque-là imaginé possible.

Puis viendront les Hommes Gris, également appelés le Peuple de la Brume. Leur univers est plus inquiétant, plus secret, presque insaisissable. Ils appartiennent à ces peuples dont on ne sait jamais immédiatement s’ils sont réels, légendaires ou quelque part entre les deux.

Un monde ancien et habité

C’est précisément ce que je cherche à créer au fil de la saga : un sentiment de découverte permanente. Athum et Rhuna ne traversent pas un monde vide. Ils traversent un monde ancien, immense, habité depuis longtemps par des peuples qui ont chacun leur histoire, leurs conflits, leurs blessures, leurs traditions et leurs secrets.

Certaines de ces civilisations se connaissent entre elles. D’autres ignorent jusqu’à l’existence des peuples vivant au-delà de leur territoire. Certaines ont connu des guerres, des migrations, des alliances ou des catastrophes qui ne seront révélées que bien plus tard.

Une Histoire jamais unique

À travers ces rencontres, je veux aussi montrer que l’Histoire n’est jamais unique. Chaque peuple raconte le passé à sa manière. Ce qui est une victoire pour les uns peut être une tragédie pour les autres. Ce qui est considéré comme sacré dans un royaume peut être interdit ailleurs. Une légende peut être interprétée comme un mensonge par un peuple et comme une vérité fondamentale par un autre.

Athum et Rhuna vont donc apprendre à observer avant de juger. Ils vont parfois devoir s’adapter, comprendre des coutumes étrangères, accepter des règles qu’ils ne connaissent pas et reconnaître que leur propre façon de vivre n’est pas la seule possible.

Les héritiers

Mais ces peuples oubliés ne sont pas seulement là pour enrichir le décor. Ils participent directement à l’histoire d’Athum et Rhuna. Certains leur viendront en aide. D’autres chercheront à les capturer, à les chasser ou à les utiliser. Certains leur révéleront des vérités sur leur propre passé, tandis que d’autres les conduiront vers des questions encore plus grandes.

Car plus Athum et Rhuna avancent dans leurs voyages, plus une idée devient évidente : leur monde est beaucoup plus ancien, plus complexe et plus mystérieux qu’ils ne l’avaient imaginé.

Et derrière chaque peuple rencontré se cache peut-être une partie d’une Histoire beaucoup plus vaste.
Celle des origines.
Celle des mondes oubliés.
Et peut-être même celle de leurs propres familles.

C’est aussi cela que raconte Athum & Rhuna – Les Racines de l’Histoire : la découverte progressive d’un passé immense, fragmenté entre les peuples, les légendes et les souvenirs. Un passé dont Athum et Rhuna ne sont peut-être pas seulement les témoins.

Ils en sont peut-être aussi les héritiers.

J. Bromley

De la préhistoire à la légende

Quand j’ai commencé à imaginer Athum & Rhuna – Les Racines de l’Histoire, je ne voulais pas écrire un simple récit préhistorique. Je voulais partir d’un monde ancien, crédible, rude et fascinant, puis laisser peu à peu entrer le mystère, le fantastique et la légende. Mais cette fascination pour les mondes anciens ne date pas de l’écriture de mes romans. Elle vient de beaucoup plus loin et elle est intimement liée à mon parcours personnel.

Le regard du photographe

À l’origine, j’étais photographe. La photographie m’a appris à observer, à regarder un paysage autrement, à chercher ce qui se cache derrière une lumière, une pierre, une montagne, un visage ou une ruine. Elle m’a appris qu’une image peut raconter une histoire à elle seule, et cette manière de regarder le monde m’accompagne encore aujourd’hui lorsque j’écris. Quand j’imagine une scène, je la vois avant de la décrire. Je vois les personnages, leurs gestes, les paysages, les ombres, le feu, les animaux, la manière dont la lumière se pose sur un visage. D’une certaine façon, je continue à travailler comme un photographe, mais mes images passent désormais par les mots.

Le Pérou, bien avant les Incas

Une autre source essentielle de mon inspiration vient du Pérou, pays de mes origines. J’ai toujours été fasciné par son histoire ancienne, et particulièrement par tout ce qui existait bien avant l’Empire inca. Lorsqu’on évoque le Pérou, on pense souvent immédiatement aux Incas ou au Machu Picchu, alors que l’histoire de ce territoire est infiniment plus ancienne. Bien avant eux, d’autres peuples avaient déjà construit, cultivé, voyagé, créé des croyances, développé des techniques et laissé derrière eux des traces parfois monumentales, parfois presque effacées.

C’est cette profondeur du temps qui m’a toujours attiré. Voir qu’une civilisation peut apparaître, se développer, bâtir, transmettre ses croyances, puis disparaître ou être absorbée par une autre m’a toujours profondément marqué. Des siècles plus tard, il ne reste parfois que quelques pierres, quelques objets, quelques représentations et énormément de questions. Cette fascination pour les anciennes civilisations du Pérou, notamment celles qui ont précédé les Incas, a certainement nourri l’univers d’Athum et Rhuna bien avant que je ne commence réellement à l’écrire.

Tout ce qui a disparu

Ce qui m’intéresse le plus n’est d’ailleurs pas seulement ce que l’archéologie a découvert, mais aussi tout ce qui a disparu. Tous ces peuples dont nous ne connaîtrons peut-être jamais le nom, toutes ces histoires qui n’ont jamais été écrites, toutes ces familles, ces guerres, ces amours, ces migrations et ces croyances qui se sont éteintes avec ceux qui les connaissaient. Je me suis souvent demandé combien de civilisations avaient pu exister sans laisser suffisamment de traces pour que nous puissions aujourd’hui connaître leur histoire. Cette question est devenue l’une des racines profondes de ma saga.

La préhistoire me fascine justement pour cela, parce qu’elle laisse une immense place à l’imagination. Nous connaissons certains outils, certaines traces d’habitats, des peintures, des ossements, des déplacements de populations, des espèces animales disparues, mais derrière toutes ces découvertes se trouvent des vies entières dont nous ignorons presque tout. Comment ces hommes et ces femmes pensaient-ils ? Comment aimaient-ils ? Quelles histoires racontaient-ils autour du feu ? Quels dangers craignaient-ils ? Quels peuples rencontraient-ils au cours de leurs déplacements ? C’est dans ces zones d’ombre que j’aime faire naître mes personnages et mes récits.

Le réel comme fondation

Je cherche donc à m’appuyer sur des éléments réels, qu’il s’agisse des paysages, des animaux, des techniques de survie, des déplacements, de la chasse, des formes d’habitat ou des rapports avec la nature. Mais je ne cherche pas à écrire un ouvrage historique. La réalité me sert de fondation, de point d’ancrage. Ensuite, l’imagination prend le relais et me permet de construire mon propre univers.

Les animaux préhistoriques occupent naturellement une place importante dans cet univers. Ils ne sont pas seulement présents pour rendre le décor spectaculaire, mais participent pleinement à l’histoire. Le lion des cavernes, par exemple, m’intéressait par sa puissance, son mystère et cette dimension presque mythique qu’il évoque immédiatement. C’est ainsi qu’est né Sumha. Je voulais qu’un animal aussi impressionnant puisse devenir bien davantage qu’une menace ou un simple élément du décor. Il devait pouvoir devenir un compagnon, un protecteur et, peu à peu, un véritable membre de la famille d’Athum et Rhuna. À travers lui, je voulais aussi montrer que les hommes de mon univers ne dominent pas nécessairement la nature, mais vivent avec elle, la craignent parfois, la combattent lorsqu’ils n’ont pas le choix et peuvent aussi apprendre à la respecter.

Les peuples oubliés occupent eux aussi une place essentielle dans ma manière d’écrire. Une question revient souvent dans mon imagination : et si certaines civilisations avaient existé sans jamais laisser de traces suffisantes pour parvenir jusqu’à nous ? C’est à partir de cette idée que sont nés plusieurs peuples rencontrés par Athum et Rhuna. Certains possèdent des traditions particulières, des croyances, des règles ou des connaissances que les héros découvrent progressivement. Je peux m’inspirer de mythes, de civilisations anciennes ou de récits appartenant à différentes cultures, mais je ne cherche pas à les reproduire exactement. Ils deviennent un point de départ, à partir duquel je crée mes propres peuples, avec leur propre histoire et leur propre vision du monde.

Entre ce que nous savons et ce que nous avons oublié

C’est ainsi que, peu à peu, la frontière entre préhistoire, mythe et fantastique devient volontairement plus incertaine. Au début de la saga, le lecteur peut avoir l’impression de se trouver dans une aventure presque entièrement préhistorique, puis certains événements viennent troubler cette impression. Une météorite, des transformations, des peuples aux origines mystérieuses, des passages vers d’autres mondes ou encore des récits transmis depuis des générations viennent progressivement élargir l’univers. J’aime cette idée que le lecteur puisse parfois se demander si certaines légendes ne pourraient pas être la déformation lointaine d’un événement autrefois réel.

Je ne cherche évidemment pas à prétendre que mes histoires sont vraies. Ce qui m’intéresse, c’est cette zone intermédiaire entre ce que nous savons, ce que nous supposons et tout ce que nous avons oublié. Les mythes ont toujours accompagné les sociétés humaines. Avant l’écriture, les histoires se transmettaient oralement, changeaient légèrement d’une génération à l’autre et finissaient parfois par transformer un événement réel en légende, un homme en héros, un animal en créature sacrée ou un lieu en royaume disparu. C’est précisément ce processus qui me fascine.

Lorsque je travaille sur un roman, mes recherches peuvent donc porter sur des domaines très différents : les animaux préhistoriques, les paysages et les climats anciens, les armes et les outils, les techniques de chasse et de survie, les migrations humaines, les mythologies, les civilisations disparues, les cultures anciennes du Pérou, les rites, les croyances ou encore certains phénomènes naturels. Je ne garde pas nécessairement tout ce que je découvre, mais une seule information peut parfois suffire à faire naître une idée, une scène ou un personnage.

Les racines de l’Histoire

Avec le recul, je crois qu’il existe une véritable continuité entre le photographe que j’étais et l’auteur que je suis devenu. Avec un appareil, je cherchais à saisir un instant, un paysage, un visage ou une lumière. Avec l’écriture, j’essaie aujourd’hui de construire ces images moi-même. Je peux inventer une montagne, une forêt, un village, la lumière d’un feu, le silence d’une nuit ou la peur qui traverse un regard.

La photographie m’a appris à observer le monde ; l’écriture m’a donné la possibilité d’en créer un.

C’est finalement ainsi que j’aborde Athum & Rhuna – Les Racines de l’Histoire. Je pars de la préhistoire, de mon intérêt pour les anciennes civilisations et de cette fascination née notamment au Pérou devant les traces laissées par les peuples qui ont précédé les Incas. J’y ajoute les grandes questions restées sans réponse, puis mes propres personnages, mes mystères et mes légendes.

La saga ne raconte donc pas notre Histoire telle qu’elle s’est réellement déroulée. Elle imagine une autre possibilité, celle d’une Histoire oubliée, qui aurait pu se transmettre sous forme de récits et de légendes avant de disparaître presque entièrement.

C’est peut-être aussi pour cela que le titre Les Racines de l’Histoire correspond si bien à cet univers. Avant l’Histoire écrite, il y avait déjà des hommes, des femmes, des peuples, des voyages, des drames, des amours, des croyances et des récits. Et c’est dans cet espace immense, entre ce que nous savons et ce que nous avons perdu, que j’aime imaginer qu’Athum et Rhuna auraient pu exister.

J. Bromley

Les Mangeurs de lions

Dans l'univers d'Athum & Rhuna – Les Racines de l'Histoire, les Mangeurs de lions représentent l'une des premières grandes menaces auxquelles Athum et Rhuna doivent faire face.

Ils ne sont pas de simples adversaires de passage. Leur présence annonce un changement dans l'histoire : jusque-là, Athum et Rhuna doivent surtout survivre à un monde sauvage, inconnu et dangereux. Avec les Mangeurs de lions, le danger prend désormais un visage humain.

Un peuple redouté

Leur nom suffit déjà à inspirer la peur. Il évoque des hommes capables de s'attaquer à l'un des prédateurs les plus puissants de leur monde. Pour eux, le lion n'est pas cette créature majestueuse que Rhuna et Athum apprennent à connaître à travers leur jeune compagnon. Il appartient à un autre rapport au monde, beaucoup plus brutal.

C'est précisément cette opposition qui rend leur présence importante dans la saga. D'un côté, Athum et Rhuna vont progressivement créer avec le lionceau un lien fondé sur la confiance, la protection et l'attachement. De l'autre, les Mangeurs de lions incarnent la violence exercée contre ces animaux. Et entre ces deux visions va naître le conflit.

Sonck'A, le visage de la menace

Au milieu de cette menace apparaît Sonck'A. Il n'est pas simplement un homme dangereux : sa présence donne une dimension beaucoup plus personnelle au conflit.

Lorsque lui et les Mangeurs de lions menacent Shenga, Athum et Rhuna ne se battent plus seulement pour leur propre survie. Ils doivent désormais défendre leur village, leurs proches et le monde auquel ils appartiennent. Sonck'A devient ainsi l'un des premiers ennemis à les obliger à dépasser leur condition de jeunes aventuriers. Face à lui, ils doivent choisir de rester et de se battre.

Le secret que Sonck'A ignore

Un élément est essentiel dans cette histoire : Sonck'A ignore l'existence du lionceau.

Lorsque Rhuna sauve ce jeune lion roux, personne ne peut encore imaginer l'importance qu'il prendra. Sonck'A encore moins. Ce petit animal vulnérable grandit loin de son regard et devient progressivement un lion puissant.

Ainsi, dans Sumha, le lion de cavernes, lorsque Sonck'A et les Mangeurs de lions s'attaquent au village, ils ne savent pas qu'une force inattendue existe désormais aux côtés d'Athum et Rhuna. Le lionceau autrefois sauvé par Rhuna est devenu capable, à son tour, de les protéger.

Une confrontation symbolique

La confrontation entre les Mangeurs de lions et le grand lion possède donc une signification particulière. Ceux qui ont fait du lion une proie découvrent soudain que l'un d'eux se tient face à eux. Mais surtout, ce lion ne se bat pas uniquement par instinct : il défend ceux auxquels il s'est attaché.

C'est là que se trouve l'une des idées importantes de Sumha, le lion de cavernes : l'animal que certains hommes considèrent uniquement comme une créature à tuer peut créer des liens, reconnaître ceux qui l'ont protégé et devenir lui-même protecteur. Cette opposition contribue à faire du lion un véritable personnage de la saga.

Aux origines de Sonck'A

Avec Sonck'A et les Mangeurs de lions, la saga franchit une nouvelle étape. Le danger ne vient plus seulement de la nature, de la faim ou des terres inconnues.

Il vient désormais des hommes.

Et cette menace annonce quelque chose qui deviendra de plus en plus important dans les aventures d'Athum et Rhuna : au cours de leurs voyages, ils découvriront des peuples extraordinaires, certains pacifiques, d'autres dangereux, chacun avec ses croyances, ses règles et sa manière de comprendre le monde. Les Mangeurs de lions constituent l'une de leurs premières confrontations avec cette réalité. Et Sonck'A en devient le symbole.

J. Bromley

La naissance de Sumha

Je voulais donner à Athum et Rhuna un compagnon qui ne soit pas simplement un animal, mais un véritable personnage de la saga. Il me fallait une créature puissante, sauvage, qui appartienne naturellement à leur monde. Peu à peu, le lion des cavernes s'est imposé : sa force, son allure presque légendaire et le mystère qui entoure ces grands prédateurs disparus correspondaient exactement à l'univers que je voulais construire. La lecture des Enfants de la Terre, de Jean M. Auel, a aussi nourri cette envie.

D'abord un lionceau

Je ne voulais pas que le lecteur rencontre d'emblée le grand lion impressionnant que Sumha deviendra. Je voulais qu'il le découvre vulnérable, encore lionceau. Et c'est Rhuna qui lui sauve la vie. Ce détail compte : il crée dès le commencement un lien très particulier entre eux. Même devenu immense, Sumha n'oubliera jamais celle qui l'a sauvé.

Je l'ai imaginé roux pour lui donner tout de suite une identité forte, chaleureuse et reconnaissable. Cette couleur prendra encore plus d'importance plus tard, lorsque les événements de La Météorite transformeront profondément Sumha, comme Athum et Rhuna. Quant à son nom, Sumha, c'est tout simplement un nom de mon invention.

Pas une mascotte

Au départ, Sumha est l'animal qu'ils ont sauvé. Puis il grandit avec eux et devient un compagnon, un ami, et finalement un membre de leur famille. Son lien avec Rhuna est particulièrement profond, mais il est aussi extrêmement fidèle à Athum, et il partage tous leurs voyages, leurs dangers et leurs combats.

Sumha a sa propre place dans l'histoire. Il ressent, il observe, il protège, et il intervient parfois lorsque les êtres humains ne peuvent plus rien faire. Athum, Rhuna et Sumha ne sont pas de la même espèce, mais ce qu'ils traversent ensemble crée quelque chose de plus fort : une famille.

La force et la tendresse

Ce qui m'a le plus passionné en l'écrivant, c'est de le faire évoluer, du petit lionceau fragile des débuts jusqu'au formidable lion des cavernes. J'aime particulièrement les scènes où sa puissance contraste avec la tendresse qu'il garde pour Rhuna : même énorme et redoutable, il reste quelque part le lionceau qu'elle a sauvé.

Mais Sumha n'est pas là que pour les moments tendres. Certaines de ses scènes comptent parmi les plus fortes de la saga, en action comme en émotion. Quand il intervient pour défendre Athum, Rhuna ou ceux qu'il considère désormais comme les siens, ce n'est plus un animal qui attaque : il défend sa famille.

Au début, je créais un lion. Peu à peu, il est devenu un personnage à part entière.

J. Bromley

Pourquoi Athum et Rhuna ?

Bienvenue sur ce blog. Avant de vous parler des livres eux-mêmes, je voulais vous dire d'où vient cette histoire.

J'ai toujours aimé les grandes histoires d'aventure, les civilisations anciennes et les mythes. Ce qui me fascine, c'est la part de mystère qui reste autour de nos origines : ces peuples dont on ne sait presque rien, ces lieux qui semblent appartenir à une Histoire oubliée.

Avec Athum et Rhuna, j'ai voulu créer un univers à moi, où l'aventure humaine compte autant que le fantastique. Ils voyagent, se battent et découvrent des mondes, mais ce qui les fait avancer, c'est l'amitié, l'amour, la famille et le courage.

Mon seul souhait : vous donner envie de tourner la page pour découvrir ce qui se cache derrière l'horizon suivant.

Sur ce journal, je partagerai l'avancée des romans, la naissance des personnages, mes recherches et les premières images de la bande dessinée. Merci de faire ce voyage avec moi.

J. Bromley

Portrait de J. Bromley, souriant, à son bureau devant son ordinateur, dans la lumière dorée d'une grande baie vitrée.

l'auteur

J. Bromley

Photographe à l'origine, j'ai appris à observer un paysage, une pierre, une lumière ou un visage avant de les raconter. Aujourd'hui, mes images passent par les mots. Mes racines, péruviennes par ma mère et anglaises par mon grand-père, et ma fascination pour les civilisations qui ont précédé les Incas nourrissent aussi profondément mon univers.

J'écris avant tout par passion pour les grandes histoires d'aventure, les civilisations anciennes, les mythes et tout ce qui laisse une place au mystère et à l'imaginaire.

J'aime imaginer des peuples, des lieux et des personnages qui semblent appartenir à une Histoire oubliée, tout en laissant au lecteur la liberté de se demander où s'arrête la légende et où pourrait commencer une autre réalité.

mes thèmes

Touchez un thème pour lire ce qu’il représente pour moi.

L’amitié

L’amitié a toujours représenté pour moi quelque chose de beaucoup plus profond qu’une simple présence dans les bons moments.

Pour moi, un véritable ami est quelqu’un qui reste lorsque les choses deviennent difficiles, quelqu’un sur qui l’on peut compter sans avoir besoin de tout expliquer. L’amitié se construit avec le temps, avec la confiance, avec les épreuves traversées ensemble, mais aussi avec les silences, les désaccords, les moments où l’on doute et ceux où l’on choisit malgré tout de rester proche.

Je crois qu’une vraie amitié ne se mesure pas au nombre d’années, ni au nombre de fois où l’on se voit. Elle se reconnaît surtout dans les moments où l’on a réellement besoin de l’autre.

L’amitié dans mes livres

C’est aussi pour cela que l’amitié occupe une place importante dans mes livres. Lorsque j’écris Athum & Rhuna – Les Racines de l’Histoire, je ne cherche pas seulement à raconter des aventures, des combats ou des voyages. Ce qui m’intéresse également, ce sont les liens qui se créent entre les personnages au fil du temps.

Dans la vie comme dans mes romans, je pense que l’on découvre vraiment quelqu’un lorsqu’une difficulté apparaît. C’est là que l’on voit qui choisit de rester, qui prend des risques pour l’autre, qui pardonne une erreur, qui accepte une différence ou qui est capable de tendre la main lorsqu’il serait plus simple de partir.

C’est cette vision que j’essaie de transmettre à travers mes personnages. Mes héros ne rencontrent pas seulement des alliés parce que l’histoire en a besoin. Ils rencontrent des hommes et des femmes qui peuvent peu à peu devenir importants pour eux. Certaines relations commencent dans la méfiance, d’autres dans une situation difficile, et certaines se construisent presque sans qu’ils s’en rendent compte.

Je voulais que ces liens ressemblent à ce que je ressens dans la vie réelle : une amitié solide ne naît pas nécessairement immédiatement. Elle se construit petit à petit, à travers les actes.

Au-delà des différences

Dans mes histoires, les personnages peuvent venir de peuples différents, avoir des coutumes opposées ou ne pas comprendre immédiatement la manière de penser de l’autre. Pourtant, une relation peut naître lorsqu’ils apprennent à se connaître et à regarder au-delà de leurs différences. C’est une idée qui me tient particulièrement à cœur.

L’amitié n’efface pas les différences. Elle apprend à vivre avec elles.

J’aime également montrer que l’amitié n’est pas toujours parfaite. Il peut y avoir des erreurs, des malentendus, de la jalousie, de la peur ou des secrets. Certaines relations peuvent même se fragiliser. Mais lorsque le lien est véritable, il existe toujours quelque chose qui pousse les personnages à essayer de comprendre avant de condamner.

Cette dimension humaine compte beaucoup pour moi. Je ne veux pas que mes personnages soient uniquement courageux parce qu’ils savent se battre. Je veux qu’ils soient courageux aussi lorsqu’ils doivent faire confiance, reconnaître qu’ils se sont trompés, demander pardon ou défendre quelqu’un que les autres ne comprennent pas.

Parfois, la présence suffit

L’amitié traverse également les frontières habituelles dans ma saga. Le lien avec Sumha en est un exemple important. Même s’il s’agit d’un animal, son attachement à Athum et Rhuna repose lui aussi sur la confiance, la fidélité et la mémoire de ce qu’ils ont vécu ensemble. Il ne parle pas, mais sa présence peut parfois exprimer davantage que de longues paroles.

Cela correspond assez bien à ma façon de voir l’amitié. On n’a pas toujours besoin de grandes déclarations pour savoir que quelqu’un est là. Parfois, la présence suffit.

À travers mes romans, j’essaie donc de raconter cette forme d’amitié : celle qui se construit dans les voyages, dans les dangers, dans les joies et dans les épreuves, celle qui oblige parfois à se dépasser pour quelqu’un d’autre.

Parce qu’au fond, une aventure peut être extraordinaire, mais ce sont souvent les personnes avec lesquelles on l’a vécue qui lui donnent tout son sens. Et c’est sans doute ce que j’aimerais transmettre à travers mes livres : dans un monde où tout peut changer très vite, certaines rencontres deviennent une force.

Et certains amis deviennent une famille.
L’amour

L’amour est probablement l’un des sentiments les plus difficiles à raconter, parce qu’il peut être à la fois simple et immense.

Pour moi, l’amour ne se résume pas à une déclaration, à un coup de foudre ou à une relation idéale. Il se construit dans le temps, dans la confiance, dans la présence, dans le désir de protéger l’autre sans l’empêcher d’être lui-même.

J’aime l’idée qu’aimer quelqu’un, ce soit accepter de devenir vulnérable. On peut être fort, courageux, capable d’affronter des dangers, et pourtant se sentir complètement désarmé devant la peur de perdre quelqu’un que l’on aime. C’est cette contradiction qui m’intéresse beaucoup lorsque j’écris.

Un amour qui se construit

Dans Athum & Rhuna – Les Racines de l’Histoire, je ne veux pas que l’amour soit simplement posé dans le récit comme une évidence. Je préfère qu’il se construise, qu’il évolue avec les personnages, qu’il passe parfois par des silences, des hésitations, des gestes ou des regards plutôt que par de longues déclarations.

L’amour devient alors une partie de leur évolution. Il peut donner du courage, mais aussi créer de la peur. Il peut pousser quelqu’un à prendre des risques qu’il n’aurait jamais pris pour lui-même. Il peut également obliger à faire des choix difficiles, parce qu’aimer ne signifie pas toujours pouvoir protéger l’autre de tout.

C’est notamment ce que je cherche à transmettre à travers Athum et Rhuna. Leur relation n’est pas là uniquement pour apporter une dimension romantique à l’histoire. Elle fait partie de leur parcours. Ils grandissent ensemble, découvrent le monde ensemble, affrontent des dangers et apprennent peu à peu à comprendre ce qu’ils représentent l’un pour l’autre.

Tout ce qui vient avant

Ce qui m’intéresse, ce n’est pas seulement le moment où deux personnes comprennent qu’elles s’aiment. C’est tout ce qui vient avant.

Les doutes.
Les gestes presque involontaires.
La manière dont on regarde quelqu’un différemment sans encore savoir pourquoi.
La peur lorsque l’autre disparaît.
Le soulagement lorsqu’il revient.

Et tous ces petits moments qui finissent par prendre beaucoup plus d’importance que de grandes paroles.

Une force qui a un prix

Dans mes livres, j’essaie aussi de montrer que l’amour ne rend pas forcément les personnages plus faibles. Au contraire, il peut devenir l’une de leurs plus grandes forces. Mais cette force a un prix.

Plus on aime, plus on a quelque chose à perdre.

C’est là que l’émotion devient intéressante à raconter, parce qu’un personnage qui n’a peur de rien peut soudain découvrir une peur beaucoup plus profonde : celle de perdre la personne qui compte le plus pour lui.

Avancer ensemble

Je crois aussi que l’amour véritable laisse de la place à l’autre. Aimer quelqu’un ne signifie pas décider pour lui, ni l’empêcher d’avancer sous prétexte de le protéger. C’est parfois accepter qu’il prenne des risques, qu’il fasse ses propres choix, même lorsqu’on aurait envie de le retenir.

C’est une idée que l’on retrouve souvent dans la relation entre Athum et Rhuna. Ils peuvent vouloir se protéger mutuellement, mais aucun des deux n’est destiné à rester derrière l’autre. Ils avancent ensemble. Et c’est important pour moi.

Je ne veux pas raconter l’histoire d’un héros qui sauve constamment celle qu’il aime. Je veux raconter l’histoire de deux personnages capables de se sauver l’un l’autre, de se soutenir, de se confronter parfois, et de continuer malgré leurs différences.

À travers mes romans, j’essaie donc de raconter un amour qui ressemble davantage à un chemin qu’à une destination. Un amour qui évolue. Qui se renforce. Qui traverse les épreuves. Et qui peut parfois être mis en danger par le monde qui l’entoure.

Parce qu’au fond, dans une grande aventure, le plus difficile n’est peut-être pas toujours d’affronter ce qui se trouve devant soi.

C’est parfois de continuer à avancer lorsque quelqu’un d’autre est devenu plus important que sa propre peur.
La famille

La famille occupe une place très importante dans ma vie, même si, comme pour beaucoup de personnes, son histoire n’a pas toujours suivi le chemin que j’avais imaginé au départ.

J’ai été marié pendant de nombreuses années et j’ai connu, durant cette période, beaucoup de bonheur. Puis la vie a suivi son cours, avec ses changements, ses séparations et ses nouvelles étapes. Aujourd’hui, je suis divorcé, mais je ne regarde pas ces années avec regret. Elles font partie de mon histoire, de ce que j’ai vécu et de ce que je suis devenu.

La vie continue. Et ce que je garde surtout de cette histoire, ce sont mes deux enfants, un garçon et une fille.

Mes enfants

Ils occupent une place essentielle dans ma vie. Je suis fier d’eux, fier de ce qu’ils ont construit, de ce qu’ils sont devenus et de la manière dont ils avancent dans leur propre existence.

Comme père, on garde toujours quelque chose de particulier dans le regard que l’on porte sur ses enfants. On les voit grandir, changer, prendre leurs propres décisions, parfois s’éloigner, parfois revenir, et l’on comprend peu à peu que notre rôle n’est pas de choisir leur chemin à leur place, mais de leur donner suffisamment de force, de confiance et de repères pour qu’ils puissent construire le leur.

Plus qu’un toit commun

Pour moi, la famille ne signifie donc pas seulement vivre sous le même toit ou partager le même quotidien. Elle représente quelque chose de plus profond.

Un lien.
Une histoire commune.
Des souvenirs.
Des transmissions.
Des blessures parfois.

Mais aussi cette idée que certaines personnes restent profondément liées à nous, même lorsque la vie change de forme.

La famille dans mes livres

C’est probablement pour cette raison que la famille est aussi présente dans Athum & Rhuna – Les Racines de l’Histoire. Dans mes romans, les personnages ne sont jamais seulement définis par ce qu’ils font ou par les aventures qu’ils traversent. Ils sont aussi façonnés par ceux qui les ont élevés, par ceux qu’ils ont perdus, par les secrets que leur famille leur a transmis ou cachés, et par les liens qu’ils essaient de préserver.

La famille peut être une force, mais elle peut aussi être une source de blessures, de questions ou de conflits. Elle peut transmettre un héritage, une mémoire, une responsabilité ou parfois un poids. C’est ce qui m’intéresse lorsque j’écris.

Je ne veux pas présenter la famille comme quelque chose de parfait. Je préfère la montrer telle qu’elle peut être dans la vie : complexe, parfois fragile, parfois bouleversée, mais profondément importante.

Dans la saga, certains personnages découvrent des vérités sur leurs origines, d’autres apprennent que ce qu’ils croyaient savoir sur leur lignée n’était qu’une partie de l’histoire. Certains doivent vivre avec l’absence, d’autres avec des secrets, et d’autres encore avec la responsabilité de transmettre ce qu’ils ont appris.

Ce que l’on transmet

Cette idée de transmission me tient particulièrement à cœur. Parce qu’une famille ne transmet pas seulement un nom ou une origine. Elle transmet des histoires, des valeurs, des blessures, des choix, des souvenirs. Et parfois, elle transmet aussi des questions auxquelles la génération suivante devra essayer de répondre.

C’est cette dimension que j’essaie de faire vivre dans mes livres. À travers Athum, Rhuna, leurs proches et les personnages qui les entourent, j’écris aussi sur ce que l’on reçoit des autres, sur ce que l’on choisit de garder, sur ce que l’on décide de dépasser et sur ce que l’on transmet à son tour.

Avec le temps, j’ai compris que la famille n’est pas seulement ce que l’on construit au début de sa vie.

C’est aussi ce qui demeure lorsque tout le reste change.

Et peut-être est-ce cela que je cherche à raconter dans mes romans : même lorsque les chemins se séparent, même lorsque le temps passe, même lorsque les certitudes disparaissent, certains liens continuent de nous accompagner.

Ils font partie de nous.
Ils participent à ce que nous devenons.
Et ils laissent toujours une trace.

Le courage

Le courage, pour moi, ne signifie pas ne jamais avoir peur, ne jamais douter ou toujours prendre les bonnes décisions.

Le courage, c’est avancer malgré tout.

C’est accepter que l’on puisse se tromper, faire de mauvais choix, regretter certaines décisions et pourtant continuer à croire que la vie ne s’arrête pas là.

Avec le temps, on comprend que personne ne traverse une existence sans erreurs. Certaines sont légères, d’autres laissent des traces plus profondes. Il y a des moments où l’on se retourne sur son passé avec des questions, parfois avec des regrets, et l’on se demande ce que l’on aurait pu faire autrement.

Mais on ne peut pas vivre uniquement en regardant derrière soi. Il faut apprendre à accepter ce qui a été, à en tirer quelque chose, puis à continuer. C’est là que le courage commence réellement.

La solitude comme passage

Il commence aussi dans la solitude. La solitude peut être difficile, surtout lorsqu’elle arrive après une période de vie partagée, après des habitudes, des projets, des années construites avec quelqu’un. Elle oblige à se retrouver face à soi-même, à ses souvenirs, à ses doutes et à ses peurs.

Mais elle peut aussi devenir un passage.
Un moment où l’on réapprend à se connaître.
Un moment où l’on comprend ce que l’on veut encore vivre, ce que l’on ne veut plus accepter et ce que l’on espère retrouver.

Garder l’espoir

Pour moi, le courage, c’est aussi garder cet espoir.
L’espoir d’une nouvelle vie.
L’espoir de nouveaux projets.
L’espoir de rencontrer encore quelqu’un, de croire encore en l’amour, même après avoir connu une séparation, même après les déceptions, même lorsque l’on sait que rien n’est garanti.

Croire en l’amour une nouvelle fois demande du courage, parce qu’aimer, c’est accepter de redevenir vulnérable. C’est accepter la possibilité d’être heureux, mais aussi celle d’être blessé.

Pourtant, je crois qu’il faut continuer à laisser cette porte ouverte. Parce que renoncer par peur, c’est parfois se priver de ce que la vie peut encore offrir.

Croire en ses choix

Le courage, c’est également croire en ses propres choix. Pas parce que l’on est certain de réussir, mais parce qu’à un moment donné il faut décider d’avancer.

Écrire mes livres en fait partie. Créer Athum & Rhuna – Les Racines de l’Histoire, continuer à développer cet univers, travailler mes romans, imaginer leurs couvertures, leur adaptation en bande dessinée et chercher à les faire connaître représente aussi une forme de pari sur l’avenir.

Il n’y a jamais de garantie. On peut consacrer du temps à un projet et se demander s’il trouvera son public. On peut avoir des moments de doute, se demander si l’on a fait les bons choix ou si l’on arrivera réellement au bout.

Mais si l’on ne croit pas soi-même en ce que l’on construit, personne ne pourra le faire à notre place.

Le courage d’Athum et Rhuna

Cette idée se retrouve naturellement dans mes romans. Athum et Rhuna ne sont pas courageux parce qu’ils ne ressentent jamais la peur. Au contraire.

Ils ont peur.
Ils doutent.
Ils commettent des erreurs.
Ils prennent parfois des décisions dont ils ne connaissent pas les conséquences.
Mais ils continuent d’avancer.

C’est cela qui m’intéresse chez eux. Le véritable courage ne consiste pas à être invincible. Il consiste à se relever, à apprendre, à continuer à croire qu’un chemin existe même lorsqu’on ne le voit pas encore.

À travers leurs aventures, j’essaie de transmettre cette idée : nous ne contrôlons pas tout ce qui nous arrive, mais nous pouvons encore décider de la manière dont nous avançons.

Parfois, il faut accepter de quitter ce que l’on connaît.
Parfois, il faut prendre un bateau sans savoir exactement ce que l’on trouvera de l’autre côté.
Parfois, il faut faire confiance à quelqu’un.
Et parfois, il faut simplement se faire confiance à soi-même.

La prochaine page

Aujourd’hui, c’est ainsi que je vois le courage. Ce n’est pas effacer le passé. Ce n’est pas prétendre que tout va toujours bien. C’est regarder ce qui a été vécu, accepter ses erreurs, ses blessures et ses moments de solitude, puis se dire qu’il reste encore quelque chose devant soi.

Une nouvelle histoire.
Un nouveau projet.
Peut-être un nouvel amour.

Et surtout, la possibilité que les choix que l’on fait aujourd’hui nous conduisent vers quelque chose de meilleur.

Le courage, finalement, c’est continuer à croire que la prochaine page mérite encore d’être écrite.
Origines & transmission

Les origines occupent une place très importante dans ma manière de voir la vie et d’écrire.

Mes racines sont multiples. Par ma mère, il y a le Pérou, avec toute la richesse de son histoire ancienne, de ses civilisations, de ses paysages et de cette profondeur du temps qui m’a toujours fasciné. Par mon grand-père, il y a aussi l’Angleterre, une autre part de mon histoire, une autre culture, une autre mémoire familiale.

Grandir avec plusieurs origines, c’est apprendre très tôt qu’une identité n’est jamais faite d’une seule chose. Elle se construit avec des histoires différentes, des influences parfois éloignées les unes des autres, des souvenirs, des traditions, des silences aussi. Certaines choses nous sont racontées, d’autres se devinent, d’autres encore ne prennent leur sens que beaucoup plus tard.

Les racines dans mes romans

C’est sans doute pour cela que la question des racines est devenue si importante dans Athum & Rhuna – Les Racines de l’Histoire. Dans mes romans, les personnages cherchent souvent à comprendre d’où ils viennent, ce qui existait avant eux, ce que leurs parents ou leurs ancêtres leur ont transmis, volontairement ou non. Ils découvrent que leurs origines peuvent contenir des réponses, mais aussi des secrets, des blessures et parfois des responsabilités qu’ils n’avaient jamais imaginées.

Pour moi, les origines ne sont pas seulement un point de départ. Elles sont une trace. Elles nous accompagnent, même lorsque nous avançons loin de l’endroit d’où nous venons.

Ce que l’on reçoit, ce que l’on donne

Et avec les origines vient naturellement la question de la transmission. La transmission, c’est ce qui passe d’une personne à une autre, d’une génération à la suivante. Cela peut être un savoir, une histoire, une valeur, une manière de voir le monde, une mémoire. Mais cela peut aussi être un silence, un secret, une peur ou une blessure.

Nous recevons tous quelque chose de ceux qui nous ont précédés, même lorsque nous n’en avons pas immédiatement conscience. Dans ma propre vie, cette idée est très présente.

Avec mes enfants, par exemple, je ne pense pas que le rôle d’un père soit de construire leur vie à leur place. J’ai toujours davantage pensé qu’il fallait leur donner suffisamment de force, de confiance et de repères pour qu’ils puissent ensuite choisir eux-mêmes leur chemin.

Transmettre, ce n’est pas imposer. C’est donner.

Donner ce que l’on a appris.
Donner parfois ce que l’on aurait aimé recevoir soi-même.
Et accepter ensuite que l’autre en fasse quelque chose qui lui appartient.

C’est aussi cela qui me rend fier de mes enfants : voir qu’ils sont devenus eux-mêmes, qu’ils ont fait leurs choix, construit leur propre vie et trouvé leur propre manière d’avancer.

La mémoire des peuples

Cette idée de transmission se retrouve naturellement dans mes livres. Dans l’univers d’Athum et Rhuna, les histoires sont souvent transmises oralement. Elles passent de génération en génération, se transforment avec le temps, deviennent parfois des légendes. Les personnages découvrent que la mémoire d’un peuple peut survivre longtemps après la disparition de ceux qui l’ont créée.

Les Hommes Vieux, par exemple, portent cette idée d’une mémoire très ancienne, d’un savoir conservé et transmis malgré le temps. D’autres personnages découvrent des secrets de famille, des vérités cachées ou des origines qui changent complètement la manière dont ils comprennent leur propre histoire.

Cela m’intéresse beaucoup parce que, dans la vie réelle aussi, nous ne connaissons jamais tout de ceux qui nous ont précédés. Il reste toujours des zones d’ombre.

Des choses qui n’ont pas été dites.
Des souvenirs perdus.
Des histoires transformées avec le temps.

Et parfois, une simple révélation suffit à donner un autre sens à tout ce que l’on croyait savoir.

De la photographie aux mots

La transmission existe aussi dans mon propre parcours d’auteur. Avant l’écriture, il y a eu la photographie. Elle m’a appris à observer, à regarder la lumière, les paysages, les visages, les détails. Elle m’a appris à raconter quelque chose avec une image.

Aujourd’hui, ce regard continue d’exister dans mes romans. Ce que la photographie m’a appris, je le transmets autrement. Je ne compose plus seulement une image avec un appareil. Je la construis avec des mots.

Ce que j’aimerais laisser aux lecteurs

Et à travers mes livres, j’essaie à mon tour de transmettre quelque chose aux lecteurs. Je voudrais qu’ils gardent plus qu’une aventure. J’aimerais qu’ils ressentent cette curiosité pour les mondes anciens, cette envie de comprendre ce qui a pu exister avant nous, cette idée que les légendes peuvent parfois contenir une part de mémoire.

J’aimerais aussi qu’ils gardent certaines valeurs qui traversent mes histoires : le courage, la loyauté, l’amitié, l’amour, le respect, la confiance, la famille et le désir de comprendre l’autre avant de le juger.

Si mes romans peuvent faire voyager, c’est essentiel. Mais s’ils peuvent aussi laisser une idée, une émotion ou une question qui reste après la dernière page, alors la transmission a réellement eu lieu.

Au fond, c’est peut-être cela que je cherche avec Les Racines de l’Histoire. Partir de ce que j’ai reçu.

De mes origines.
Du Pérou.
De l’Angleterre.
De ma famille.
De la photographie.
De tout ce que la vie m’a appris.

Puis transformer tout cela en histoires, en personnages, en mondes et en souvenirs que d’autres pourront à leur tour emporter avec eux. Parce que les origines ne sont pas seulement ce qui se trouve derrière nous.

Elles sont aussi ce que nous choisissons de transmettre après nous.
La photographie

La photographie fait partie de ma vie depuis longtemps.

Quelques-unes de mes photographies.

La chambre noire

Dès mon adolescence, j’ai baigné dans l’univers de la chambre noire. Il y avait l’attente, les produits, l’odeur particulière du laboratoire, les images qui apparaissaient lentement sur le papier et cette impression presque mystérieuse de voir naître quelque chose dans l’obscurité.

C’est probablement là que j’ai commencé à comprendre que la photographie n’était pas simplement une technique. C’était une manière de regarder.

La lumière

Plus tard, je suis devenu photographe, et avec le temps j’ai compris que ce qui me fascinait le plus n’était pas seulement le sujet que l’on photographie, mais la lumière.

La lumière a sa propre volonté.

On ne choisit pas toujours son instant. On peut attendre, observer, préparer son cadre, imaginer une image, mais parfois ce n’est pas encore le moment. Puis soudain, la lumière se pose exactement là où elle doit être.

Sur un visage.
Sur une pierre.
Sur un paysage.
Sur une silhouette.

Et à cet instant précis, il faut être prêt. Il faut déclencher. Parce que la lumière vient de vous dire : maintenant.

C’est ce moment-là que j’aime. Ce moment très court où tout semble s’accorder, où le sujet, l’ombre, la matière et la lumière se rencontrent enfin. Et alors, quelque chose se produit. Cela devient presque de la magie. Une scène ordinaire peut soudain prendre une autre dimension simplement parce que la lumière l’a transformée.

Écrire comme un photographe

Je crois que cette manière de voir ne m’a jamais quitté. Aujourd’hui, même lorsque j’écris, je continue à penser comme un photographe.

Quand j’imagine une scène, je ne vois pas seulement les personnages ou le décor. Je vois la lumière qui les traverse, l’heure de la journée, la couleur du ciel, le feu qui éclaire un visage, la brume qui adoucit un paysage, l’ombre qui cache encore une partie de ce que le lecteur doit découvrir.

La photographie m’a appris à attendre le bon instant. L’écriture m’a appris à le prolonger.

Dans une photographie, cet instant ne dure qu’une fraction de seconde. Dans un roman, je peux m’y arrêter, le développer, faire entrer le lecteur à l’intérieur et lui permettre de ressentir ce que j’ai moi-même imaginé.

C’est peut-être cela, finalement, que la photographie m’a transmis de plus important. Elle m’a appris que regarder ne suffit pas.

Il faut savoir observer.
Attendre.
Et reconnaître le moment où quelque chose devient différent.

Le moment où la lumière choisit enfin l’endroit où elle veut se poser.
Le Pérou

Le Pérou fait partie de mes racines.

Par ma mère, j’ai reçu un lien avec ce pays, avec son histoire, ses paysages et cette mémoire ancienne qui l’habite. Ce n’est pas seulement une origine inscrite dans une histoire familiale. C’est aussi quelque chose qui a nourri ma curiosité, mon imagination et, plus tard, ma manière d’écrire.

Trois enfants coiffés de chapeaux de feutre devant un mur de terre, en noir et blanc.
Une de mes photographies.

Les Andes

Ce qui m’a toujours profondément marqué au Pérou, ce sont d’abord les Andes. Il y a dans ces montagnes quelque chose d’immense, presque hors du temps. Les paysages peuvent être rudes, silencieux, lumineux, parfois vertigineux. Lorsqu’on regarde les sommets, les vallées, les plateaux ou les villages accrochés à la montagne, on ressent immédiatement la présence du temps.

Les Andes ne sont pas seulement belles. Elles donnent l’impression de porter une mémoire.

Elles ont vu passer des peuples, des cultures, des croyances et des civilisations bien avant nous. Certaines ont disparu, d’autres ont laissé des traces extraordinaires, mais toutes ont participé à cette longue histoire dont nous ne connaissons encore qu’une partie. C’est cette histoire qui m’a été transmise.

Bien avant les Incas

Très jeune, j’ai été fasciné par les civilisations anciennes du Pérou, et pas uniquement par les Incas. Avant eux existaient déjà d’autres peuples, d’autres cultures, d’autres villes, d’autres croyances et d’autres manières de comprendre le monde.

Cette profondeur historique m’a toujours impressionné. Elle m’a appris qu’une civilisation peut être puissante, construire, créer, transmettre, puis disparaître presque entièrement, laissant derrière elle quelques pierres, quelques objets, des motifs, des légendes et énormément de questions.

Et ce sont justement ces questions qui m’attirent.

Qui étaient réellement ces hommes et ces femmes ?
Comment vivaient-ils ?
Que racontaient-ils à leurs enfants ?
Quels dieux priaient-ils ?
Quels événements ont disparu avec eux ?
Quelles histoires n’ont jamais été écrites ?

Du Pérou à la saga

Cette fascination pour les peuples anciens du Pérou a certainement participé à la naissance d’Athum & Rhuna – Les Racines de l’Histoire. Dans ma saga, je retrouve souvent cette même idée : des peuples apparaissent, se rencontrent, se transmettent des connaissances, se font la guerre parfois, puis certains disparaissent ou deviennent des légendes.

Ce qui reste ensuite, c’est la mémoire.

Une histoire racontée autour d’un feu.
Un ancien qui se souvient.
Une ruine.
Un objet.
Un nom dont personne ne connaît plus vraiment l’origine.

Cette manière de regarder le passé vient aussi de mes racines péruviennes. Le Pérou m’a transmis le goût des civilisations oubliées, mais aussi une certaine idée du mystère. Plus on découvre son histoire, plus on comprend qu’il reste encore énormément de choses que nous ignorons. Et j’aime cet espace laissé à l’imagination.

Il ne s’agit pas pour moi de transformer l’histoire réelle du Pérou en fiction, ni de prétendre que mes romans racontent ce qui s’est réellement passé. Au contraire. Je pars de cette fascination, de cette sensation que le passé est immense et que beaucoup de voix se sont perdues, puis j’imagine mes propres peuples, mes propres personnages et leurs histoires.

Des images qui restent

Le Pérou m’a aussi transmis quelque chose de très visuel. Peut-être à cause de mon regard de photographe, les Andes restent pour moi liées à la lumière, aux ombres des montagnes, aux couleurs de la terre, aux nuages qui s’accrochent aux sommets et aux horizons qui semblent ne jamais finir.

Ce sont des images qui restent. Et lorsque j’écris certains paysages de mes romans, je sais qu’une partie de cette mémoire visuelle se trouve quelque part derrière mes mots.

Mes racines péruviennes ne sont donc pas simplement une origine familiale. Elles font partie de ma sensibilité. Elles ont nourri mon goût pour l’Histoire, pour les civilisations disparues, pour les légendes et pour ces questions auxquelles nous ne trouverons peut-être jamais de réponse.

C’est probablement aussi pour cela que je reviens si souvent, dans mes livres, à une même idée :

Nous sommes les héritiers d’histoires beaucoup plus anciennes que nous.

Certaines nous sont transmises.
D’autres disparaissent.
Et parfois, l’imagination permet de redonner une voix à celles que le temps a emportées.

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